Envers et contre tout, la Commission électorale a lancé le renouvellement et l’installation des Commissions locales que le RHDP, parti au pouvoir domine à plus de 85%.
Alors même que l’entrée du PPA-CI à la Commission centrale, et partant dans les Commissions locales fait l’objet d’une loi sur la table des députés, la CEI n’a pas voulu attendre pour que de façon équilibrée les CEI locales soient mises en place. C’est après coup que la loi de l’intégration du PPA-CI va passer. Des indiscrétions avancent que sur insistance du chef de l’Etat, ce texte devrait être adopté dès le 4 octobre.
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Normalement, une fois le texte adopté, le PPA-CI devrait faire son entrée à la CEI centrale et partant, dans les CEI locales. Mais, nos sources soutiennent que le RHDP, le parti au pouvoir refuse catégoriquement cela. Il veut que le PPA-CI n’entre à la CEI qu’à partir de janvier 2022, soit après l’opération de révision de la liste électorale devant la commission déséquilibrée.
Aussi, nos sources révèlent que dans la vision du RHDP, les CEI locales qu’il domine à plus de 85% doivent d’abord organiser et suivre la révision de la liste électorale et ce n’est qu’après cela que le PPA-CI fera son entrée. Pourquoi cela ? La réponse est très simple : dans la mouture actuelle, les CEI locales aux couleurs du RHDP pourraient faire les choses dans le seul intérêt du RHDP. Qui sait si devant ces CEI aux couleurs RHDP, toutes les manipulations de la liste électorale (basculement d’un grand nombre de militants captifs, ajout des gens suspects avec des CNI à eux données, déplacement douteux des électeurs, gonflage de la liste…) ne seront pas faites ?
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Et après, quand l’opposition criera au loup, le RHDP saura déjà sur quel bétail électoral compter, surtout qu’il refuse aussi tout audit de la liste électorale. Voilà l’autre gros piège de la fraude électorale dressé devant l’opposition.